témoignage

  • Ca risque de faire mal!

    Auteur(e) : Adam Kay

    Genre : Témoignage

    Résumé :

    « Devenir médecin à l’hôpital ? Adam en rêvait… jusqu’au jour où il a commencé à exercer ! Il a découvert les semaines de 97 heures où le médecin gagne moins que le parcmètre des urgences. Un chaos de bruits et de cris. Un monde où l'on doit renoncer à toute vie sociale… Dans ce témoignage à la fois cruel et plein d’humour, un jeune interne nous fait découvrir un quotidien qui se révèle à la fois cauchemardesque et terrifiant. Heureusement, il y a la dérision qui permet de garder un peu de légèreté. Et surtout, il y a des éclairs de bonheur, notamment quand Adam fait naître un enfant ou que ses patients lui confient leurs petites histoires. Tendres, déchirantes ou drôles, ces histoires sont un concentré d’humanité faisant oublier le quotidien du métier. L’un des plus difficiles, mais aussi l’un des plus beaux métiers du monde. »

     

    AVIS (Coup de coeur!)

     

    Ah… Comment donc vous parler de ce livre qui m’a fait pleurer et rire, qui m’a poignardée et révoltée contre un système injuste ?

    Ca risque de faire mal !, c’est l’histoire d’Adam Kay en tant qu’interne puis médecin gynéco-obstétricien dans l’hôpital britannique.

     

    C’est rempli d’anecdotes touchantes, qui nous montrent la beauté du métier. C’est aussi drôle, avec cette humour noire et sarcastique assez caractéristique qu’on finit par développer dans le milieu. C’est de l’humanité dans sa source même, des liens qui se créent et des expériences communes entre soignants, entre patients, dans une communauté entière.

    Mais c’est également des années et des années de souffrance physique et mentale, de sacrifices dans le domaine personnel mais aussi professionnel. C’est un dénoncement et un appel à la prise de conscience contre un système de santé qui ne fonctionne plus, qui tue petit à petit ceux qui le composent. C’est exprimer une vérité pour beaucoup de personnes.

     

     

    J’ai adoré découvrir le vécu d’un médecin dans le système de la NHS (National Health System) et les moments contradictoires qui peuvent en découler. Bien sûr, on n’est pas dans le même pays, il y a des différences mais le problème fondamental est le même : les soignants se tuent au travail dans des conditions terribles et les patients sont les premiers à en souffrir. Evidemment qu’il n’y a pas que de mauvaises choses et tout n’est pas à jeter. Mais il y a définitivement de quoi faire niveau améliorations.

     

    J’ai aussi été profondément marquée par le témoignage d’Adam Kay qui, d’une certaine manière, est littéralement en train de nous narrer sa descente en enfer. Que ce soit au niveau de sa santé physique où son corps le lâche doucement mais inexorablement, ou de sa santé psychique et sociale qui ne cesse d’être négligée. J’en ai pleuré parce que je ne pouvais rien faire face à cette injustice. Comment donc réagir face à quelqu’un qui a tout donné pour son travail et les valeurs qui lui sont chères et qui malgré tout, a dû faire le choix de partir parce que ça l’aurait tué de rester ? C’est frustrant et horrible. Et ça l’est encore plus quand on réalise que ce n’est pas le pire des scénarios.

     

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    En conclusion, si vous voulez lire un témoignage sur le sujet de la médecine au Royaume-Uni et tout cela avec un superbe fond d’humour sarcastique, je vous le recommande x1000 !

    Alex

  • Le pianiste

    Auteur : Wladyslaw Szpilman

    Genre : Historique/Témoignage

    Résumé :

    « Septembre 1939. L'invasion de la Pologne, décrétée par Hitler, vient déclencher la Seconde Guerre mondiale. Varsovie est écrasée sous les bombes ; à la radio résonnent les derniers accords d'un nocturne de Chopin. Le pianiste Wladyslaw Szpilman est contraint de rejoindre le ghetto nazi recréé au coeur de la ville. Là, il va subir l'horreur au quotidien, avec la menace permanente de la déportation. Miraculeusement rescapé de l'enfer, grâce à un officier allemand mélomane, le pianiste témoigne au lendemain de la victoire alliée... »

     

    AVIS

     

    RESSENTI GÉNÉRAL

    Ce n’était pas une lecture facile, c’est sûr. Pas parce que c’est mal écrit ou que ce n’est pas intéressant. Au contraire, ça prend tellement aux trippes que j’ai eu du mal à continuer parce que c’est désespoir après désespoir. On est un peu comme l’auteur et ça donne l’impression que ça va jamais prendre fin.

    Je l’ai lu sur une durée d’une semaine et vers la fin, j’ai un peu tracé parce que je voulais que ça se termine. Il n’y a pas de surprise dans le sens où on sait que l’auteur a survécu à ces horreurs mais ça n’empêche pas que ça fait du bien d’arriver à la fin.

     

    PERSONNAGES

    Beaucoup de compassion et de peine pour toutes les personnes mentionnées dans le roman, même pour les occupants (je ne parle pas de ceux qui ont tué pour le plaisir, faut pas abuser) parce que c’était un tel cercle vicieux que c’est presque impossible d’agir autrement. Heureusement qu’il y en a eu, bien sûr. Mais on voit bien à travers ce témoignage qu’il y avait une propagande et un lavage de cerveau collectif monstrueux derrière tout ça. Bien sûr, ça ne justifie pas l’inertie général mais ça explique le pourquoi du comment ça a pu durer tant d’années.

     

    MESSAGES

    Après, il n’y a pas que des atrocités à cette période. Comme le principe du Ying et du Yang, c’est à cette époque que l’altruisme, le courage, la bonté et l’amour se font ressentir le plus, même dans des petits gestes. C’était très touchant de voir tous ces gens réunis, même sans le savoir, pour sauver ne serait-ce qu’une seule personne.

     

    PLUME

    On ressent une certaine distance dans la narration, ce qui fait que je n’ai pas pu m’investir à 100% dans le récit (après, c’était peut-être mieux comme ça). Cela s’explique aussi par les circonstances d’écriture de l’œuvre : pour ceux qui ont la flemme de lire l’avant-propos, ce livre était avant tout pour l’auteur une sorte de retransciption de son vécu avec sans doute un intérêt thérapeutique (en plus de l’intérêt en tant que témoignage). Ce qui peut se traduire par un ton parfois détaché du narrateur.

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    En conclusion, c’était à la fois instructif et poignant à lire. Pour ceux qui le veulent, il existe un film dessus avec le même nom.

    Alex