contemporain

  • Changer l'eau des fleurs

    Autrice : Valérie Perrin

    Genre : Contemporain

    Résumé :

    « Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu’un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l’on croyait noires, se révèlent lumineuses.

    Après l’émotion et le succès des Oubliés du dimanche, Valérie Perrin nous fait partager l’histoire intense d’une femme qui, malgré les épreuves, croit obstinément au bonheur. Avec ce talent si rare de rendre l’ordinaire exceptionnel, Valérie Perrin crée autour de cette fée du quotidien un monde plein de poésie et d’humanité.

    Un hymne au merveilleux des choses simples »

     

    AVIS

    Changer l’eau des fleurs est un roman qui a plu à énormément de monde. De ce fait, il n’est pas surprenant qu’avant même le début de ma lecture, je nourissais des attentes assez grandes. Je ressors mitigée de cette lecture malheureusement.

    TRIGGER WARNING : l’avis est long, un peu vulgaire et des spoilers à tout va ! Si vous avez le courage de lire l’avis en entier, n’oubliez pas de lire aussi le NB.

     

    CE QUI M'A PLU :

    J’ai beaucoup apprécié que le roman aborde de nombreux sujets importants : le besoin d’affection, l’abandon, le deuil, la mort en général, l’espoir, le renouveau, l’homosexualité, le viol, la manipulation ou encore l’adultère. Ce sont des sujets graves, pertinents. J’ai globalement aimé la manière dont l’autrice les aborde. Je pense que le thème qui a été le mieux traité dans ce livre a été la perte de l’enfant et le deuil particulier qui en suit. Cette partie du bouquin m’a vraiment émue et m’a bouleversée. L’autrice a su utiliser des mots justes et poignants.  

     

    Un point qui m’a plu dans ce roman a été le personnage de Violette. Je dois vous avouer qu’au début, ça a été assez dur de m’attacher à elle. Malgré tout, j’ai fini par la trouver très attachante au bout d’un tiers du récit. Elle n’a pas eu une enfance facile, ni une adolescence simple d’ailleurs. Violette est une personne qui a besoin d’affection, d’une famille et ça se ressent durant tout le bouquin. On en vient à comprendre ses décisions, ses actions mais également ses peurs

     

    L’autre point que j’ai apprécié est la fluidité de l’écriture. Les phrases sont souvent courtes, simples et donnent un rythme un peu saccadé. Mais l’ensemble nous permet d’avoir un texte abordable à lire. Il y a également de très belles citations qu’on peut tirer du livre.

     

    Le dernier quart du livre. Voilà. Tout est dit.

    Non je plaisante ! En fait, disons que la fin a été haletante, que la pression montait bien crescendo et que c’était difficile de lâcher le livre à partir de ce point. La petite enquête constitue l’essentiel de cette partie du roman et m’a beaucoup intéressée. Je sentais bien l’adrénaline monter.

     

     

    CE QUI M'A MOINS PLU :

    Alors… Par où commencer ?

     

    Le rythme est lent. Très leeeent. C’est aussi redondant. Et prévisible. Ce qui est assez problématique quand l’ouvrage fait pas moins de 664 pages en format poche. Le fait de deviner les retournements de situation est assez agaçant, je ne vais pas le cacher, mais comme le but premier n’est pas de prédire l’intrigue, je passe au-dessus.

     

    Le 1er tiers du livre été très dur. Au point que j’avais même envisager de l’abandonner. La principale raison de cette envie d’abandon s’explique par le fait que cette partie est essentiellement constituée de flashbacks sur la passé de Violette. Sauf que je n’étais pas encore attaché à elle et de ce fait, je n’arrivais pas à la comprendre. Place à l’incompréhension et à l’exaspération.

     

    A part Violette, j’avoue ne pas avoir réellement pu m’attacher aux personnages secondaires. Bien sûr, il y a des personnages sympathiques. Malheureusement, ils restent assez en surface et ça devient difficile de les aimer plus que ça.

     

    Je suis confuse par rapport aux messages du roman. Je dirais même perdue. D’un côté, on a des superbes messages d’amour, d’espoir et de solidarité et de l’autre… Je vis peut-être dans un monde de bisounours mais je n’ai jamais vu autant de personnages réunis dans un seul livre qui ont tous le même problème : l’adultère. Et puis ça s’envoit en l’air tout le temps aussi ! Pourtant, ce livre n’est pas une romance new adult (je suis mauvaise langue désolée). Je ne plaisante pas quand je dis que ça couche à droite à gauche, pire que des lapins en chaleur. On se croirait dans Bel-ami.

     

    En soit, le fait que quasiment tous les personnages peuvent cocher la case « infidélité » dans un questionnaire, ce n’est pas LE problème.

     

    Par exemple, l’histoire d’amour entre Irene Fayolle et Gabriel Prudent. Je suis supposée faire quoi face à ça ? C’est écrit comme une jolie romance tragique, avec de jolis épanchements amoureux et des répliques à l’eau de rose. Sauf que tout le long de la lecture de ce journal, de 1, je n’étais pas intéressée et de 2, j’étais franchement mal à l’aise. Je ne peux pas trouver romantique une relation adultère. Surtout si je sais que le mari d’Irene est décrit comme gentil, attentionné et aimant (le jackpot mais elle arrive quand même à le tromper). Je n’avais vraiment pas besoin de ces chapitres, que je juge inutiles. Pour être dans la tête d’un connard, il y avait Phillipe Toussaint, le s*laud de 1ère classe. Ca aurait été amplement suffisant.

     

    Autre détail, c’est jamais dit clairement quand des gestes infâmes ont lieu. Le viol, ce terme que l’autrice n’utilisera jamais, est passé en sous-entendu avec une simple phrase prononcée par la victime (Geneviève) lorsqu’elle rencontre à nouveau le violeur (Phillipe): « J’ai eu envie de le toucher, de le désaper, de me désaper, qu’il me prenne, me fasse gueuler comme avant, contre le rocher. Jamais personne s’est détesté autant que je me suis détestée à ce moment-là. » Morale : elle sait que ce n’est pas très sain de penser ça mais bon, il est TRÈS beau et sait la faire jouïr comme personne donc qu’il l’ait violé et qu’il ait laissé un « pote » la violer aussi, ça passera au second plan. Superbe image que ça donne !

     

    Pareil pour Violette. Le mec (Phillipe encore) lui insère sa bite dans le vagin tranquille sans son consentement alors qu’elle faisait semblant de dormir : jamais mis en mot que c’était aussi un viol. Et pour Françoise, c’est encore une autre histoire. Harcèlement en tout genre (sexuel, moral, physique) et devinez par qui ? Phillipe Toussaint mesdames messieurs ! Maintenant, devinez la fin pour voir ? Et oui, elle lui tombe dans les bras ! A aucun moment dans la narration, il n’est indiqué que ce qu’elle a vécu est de la manipulation (on le devine mais voilà, ce n’est peut-être aussi évident pour tous). Mais bon, on dirait qu’une règle tacite a été mise en place dans ce roman :  si tu es une femme et que tu es face à un homme avec une belle gueule, qu’il te viole ou t’harcèle sexuellement, ce n’est pas grave ! Au final, tu te retrouveras avec son pénis dedans et avec plaisir en plus !

    Bon. Peut-être que je déforme « un peu » les messages que l’autrice a voulu transmettre.

     

    Dernier point qui m’a un peu (beaucoup) titillée dans le roman : le personnage de Phillipe Toussaint. Pour les personnes qui l’apprécient ne serait-ce qu’un peu, il va falloir que vous me dites par quelle manipulation mentale vous avez réussi à le faire. Lorsque j’ai appris qu’il est mort face écrasée en première dans le bitume, j’ai sorti mentalement le champagne et les boules de disco. Je n’arrive pas à concevoir comment on peut éprouver de la compassion pour lui ni même de la pitié. C’était un violeur, un harceleur sexuel, un homme violent, un mauvais père, un incapable. Le seul « avantage » qu’il avait, c’était sa belle face et excusez-moi, son passé sombre et douloureux. Sniff.

     

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    En conclusion, je pourrais vous recommander ce livre pour Violette et son histoire passionnante et je sais (vu les tous les autres avis) que ça peut plaire !

     

     

    UPDATE 4-5 ans après la rédaction de cet avis :

    Avec mes années supplémentaires d’expérience de vie, je peux me pencher à nouveau sur cet avis que j’avais rédigé dans le feu de l’action sans vraiment prendre le temps de mariner.

     

    Par rapport aux relations toxiques, je pense désormais que c’est intéressant de voir la manipulation mentale qui a eu lieu et l’emprise encore assez importante qui reste. Je  comprends aussi que la représentations de ces histoires « d’amour » peut être un moyen pour l’autrice de montrer justement la perversité derrière. Et le fait que le mot « viol » ne soit jamais explicitement écrit me gène encore (ex : un cancer est un cancer, faut mettre les mots, ce n'est pas juste un amas de cellules révolutionnaires) mais je peux comprendre que l’autrice a voulu être soit poétique ou éviter d’activer des flashbacks post-traumatiques chez son lectorat.

     

    Malgré tout, je reste sur ma position sur le fait que l’histoire entre Irene et Gabriel est inutile en plus de plomber le rythme de l’histoire, que le focus sur Philippe n’en vaut pas la peine (une cinquantaine de pages en moins n’aurait pas été une mauvaise chose) et que les relations amoureuses quelque peu saines dans ce livre sont tellement en minorité que ça en est bien dommage.

    Alex

  • La lanceuse de couteaux

    Autrice : Eve Borelli

    Genre : Contemporain

    Résumé :

    « Cette histoire, c'est l'histoire de Siloé, qui ne voit plus la magie du cirque dans lequel elle a grandi et le quitte pour de mauvaises raisons mais qui, en chemin, apprendra à faire ses propres choix et à définir ses envies personnelles. C'est l'histoire d'une indépendance progressive, piquée d'embûches, d'amitié et d'amour.

    Siloé est orpheline de mère et vit dans le cirque familial, entourée par toute une galerie de personnages atypiques. Mais la jeune fille rêve d'être lanceuse de couteaux, ce que son père lui refuse obstinément. La voilà donc qui décide de rallier un cirque concurrent pour – enfin – essayer de faire ses preuves... Mais elle est loin d'imaginer les épreuves qui l'attendent ! »

     

    AVIS

     

    INTRIGUE

    Le souci avec ce livre, c’est qu’avec cette 4ème de couverture, on ne s’attend vraiment pas aux thèmes abordés ! Grosso modo, c’est l’histoire de la vie de Siloé et je peux vous dire qu’elle est chargée. Recherche d’identité, quête pour s’affirmer, histoire d’amour qui se transforme en cauchemar, sexisme dans le milieu du cirque, violences au sein d’un couple… Vous voyez le tableau.

    J’ai apprécié que l’autrice parle de ces divers sujets. On ne s’ennuie pas, c’est sûr. Mais c’est aussi parfois assez tiré par les cheveux.

    Exemple (ce n’est pas un spoil, c’est littéralement le chapitre 2 ou un truc comme ça) : quand notre protagoniste Siloé décide de partir avec un mec qu’elle ne connaît absolument pas (mais attention, il est canon donc ça change tout) avec qui elle a parlé max 2 heures, et bien ça fait très… « facilité scénaristique ».

     


    PERSONNAGES

    Siloé est un personnage à la fois attachant et exaspérant. On ne croirait pas qu’elle a 18 ans : une gamine de 6 ans aurait sûrement plus jugeote qu’elle (et oui, on en part pas avec le premier venu même s’il a un bonbon ou dans notre cas, une capacité à rouler des pelles).

    Mais outre sa naïveté et son trop plein d’hormones, on découvre une jeune fille persévérante, optimiste, ambitieuse et avec un caractère de combattante. Son évolution était sublime. J’ai eu de la peine quand elle était triste, de la joie quand elle était heureuse, de la peur et de la colère quand elle subissait des choses impardonnables. On a facilement de la sympathie pour elle.

     


    RELATIONS

    J’ai beaucoup aimé la relation père-fille même si c’était celle la moins développée. Ca montre parfois l’incompréhension qu’il peut y avoir entre deux personnes qui s’aiment, cette distance qui s’installe malgré eux.

    Concernant les relations amoureuses, il n’y a pas grand-chose à dire à part le fait que ça a été douloureux de lire « l’histoire d’amour » entre Siloé et Rafael parce qu’en tant qu’observateur externe à tout ça, on voit super bien les dizaines de red flags (=drapeaux rouges). On sait que ça va très mal se finir. Mais du coup, on est quand même obligé de subir ça avec Siloé.

    Spoilers L’histoire d’amour entre Siloé et Bowie, c’est un argument en plus pour démontrer que « friends-to-lovers », c’est le meilleur trope du monde. Individuellement, les deux persos sont adorables et Bowie, c’est l’ami que tu as absolument envie d’avoir dans ta vie. Mais mes excuses, Bowie est aussi un peu un red flag. Tu ne dis pas que tu aimes quelqu’un alors que tu baises le soir même avec quelqu’un d’autre. Et après, on s’étonne que Siloé ne prenne pas au sérieux ses déclarations d’amour. Ce que j’ai beaucoup apprécié dans leur relation, c’est que Siloé a pris le temps de se retrouver et de prendre du recul au lieu de se précipiter dans une nouvelle relation et que Bowie savait aussi que c’était nécessaire.

    Pour finir, il y a aussi cette contruction de l’amour que Siloé doit apprendre à avoir pour elle-même. C’est lent, réaliste et difficile mais tellement satisfaisant quand on voit Siloé épanouie à la fin du livre.

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    En conclusion, je recommande mais je pense aussi qu’il faut se lancer dedans en sachant les thèmes abordés. Parce que comme une idiote, je pensais que c’était une lecture feel-good et toute mimi. Oui c’est le cas 50% du livre. Mais alors l’autre moitié…

    Alex

  • L'Anomalie

    Auteur : Hervé Le Tellier

    Genre : Contemporain/SF

    Résumé :

    « En juin 2021, un événement insensé bouleverse les vies de centaines d’hommes et de femmes, tous passagers d’un vol Paris-New York. Parmi eux : Blake, père de famille respectable et néanmoins tueur à gages ; Slimboy, pop star nigériane, las de vivre dans le mensonge ; Joanna, redoutable avocate rattrapée par ses failles ; ou encore Victor Miesel, écrivain confidentiel soudain devenu culte.

    Tous croyaient avoir une vie secrète. Nul n’imaginait à quel point c’était vrai. »

     

    AVIS

     

    INTRIGUE

    En toute honnêteté, l’intrigue n’est pas vraiment ce qui m’a le plus intriguée. C’est une intrigue relativement simple se basant sur trois périodes/trois phases : « avant le 24 juin 2021 », « du 24 au 26 juin 2021 » et « après le 26 juin 2021 ».

    • « Avant 24 juin 2021 » correspond à une longue liste de présentation des personnages. On en décompte pas moins de 10. De quoi se perdre un peu quand la concentration n’est pas au rendez-vous. On pose notamment les bases des personnages avec leur background, leur personnalité et aussi, ce qui leur arrive après le fameux atterissage.
    • « Du 24 au 26 juin 2021 » correspond au « climax » de l’intrigue. C’est le moment où on commence à se dire que nos connaissances en physique quantique sont beaucoup trop éparses pour nous aider. C’est le retournement de situation (prévisible ou non). Ce que j’ai apprécié, c’est que l’intérêt du roman ne se place pas uniquement dessus. C’est certes la base de l’histoire mais l’accentuation se fait sur ce qui se passe dans la 3ème phase.
    • « Après le 26 juin 2021 » correspond pour moi à une analyse de la psychologie humaine. Cela répond à deux questions à la fois simple et complexe : « Comment l’Homme réagirait si un phénomène qualifié d’impossible initialement a lieu ? » et « Comment réagirais-tu face à tes propres choix ? ».

    PERSONNAGES

    Comme dit précédemment, il y en a 10. C’est, je trouve, trop. La diversité vient de ce nombre élevé de personnages mais elle aurait tout aussi pu provenir d’un panel moindre qui aurait pu être plus complexe.

    A mon avis, le côté le plus intéressant du roman, c’est cette analyse du comportement humain face à l’impossible et à soi. C’était enrichissant et à la fois, du fait du nombre élevé de personnages, il manque un approfondissement autour de cette psychologie. Cela donne cette impression que les personnages ne sont pas super bien travaillés parce que l’auteur se concentre beaucoup sur une caractéristique en particulier pour chaque personne et du coup, on ne les voit pas dans leur globalité. On ne ressent pas toute la complexité de l’être humain.

    UNIVERS

    L’univers du livre est basé sur notre réalité mais dû au retournement de situation qu’on découvre au mileu du roman, cette réalité est rediscutée : une simple simulation faite par une/des intelligence(s) supérieure(s) ou encore juste une version revisitée fantastique par l’auteur… En tout cas, l’auteur nous offre des pistes de réflexions autant philosophiques que religieuses qui nous emmènent, nous aussi lecteurs/lectrices, à nous questionner sur ce qu’on pense savoir et l’importance de ce savoir sur notre manière de vivre.

    _________________________

    En conclusion, une lecture intéressante qui sort de ma zone de confort. J’aurai peut-être préféré que l’auteur se concentre sur un peu moins de personnages et approfondisse encore plus la psychologie derrière. Et puis, ça a le mérite de m’avoir fait découvrir l’Oulipo.

    Alex

  • Fangirl

    Autrice : Rainbow Rowell

    Genre : Contemporain/Romance

    Résumé :

    «Cath est fan de Simon Snow. Okay, le monde entier est fan de Simon Snow...

    Mais pour Cath, être une fan résume sa vie - et elle est plutôt douée pour ça. Wren, sa soeur jumelle, et elle se complaisaient dans la découverte de la saga Simon Snow quand elles étaient jeunes. Quelque part, c'est ce qui les a aidé à surmonter la fuite de leur mère.

    Lire. Relire. Traîner sur les forums sur Simon Snow, écrire des fanfictions dans l'univers de Simon Snow, se déguiser en personnages pour les avant-premières de films.

    La soeur de Cath s'est peu à peu éloignée du fandom, mais Cath ne peut pas s'en passer. Elle n'en éprouve pas l'envie.

    Maintenant qu'elles sont à l'université, Wren a annoncé à Cath qu'elle ne voulait pas qu'elles partagent une chambre. Cath est seule, complètement en dehors de sa bulle de confort. Elle partage son quotidien entre une colocataire hargneuse qui sort malgré tout avec un mec charmant et toujours collé à ses bottes, son professeur d'écriture inventée qui pense que les fanfictions annoncent la fin du monde civilisé, et un camarade de classe au physique alléchant qui a la passion des mots...

    Mais elle ne peut s'empêcher de s'inquiéter à propos de son père, aimant et fragile, qui n'a jamais vraiment été seul.»

     

    AVIS

     

    Points positifs :

    Tout d’abord, je pense que le point fort de ce roman n’est qu’autre que la panoplie de personnages dedans. Qu’on les ait appréciés ou non, je trouve qu’ils sont tous assez bien construits. Certes, il y en a qui sont davantage approfondis (exemple Cath) que d’autres mais en général, mêmes les personnages secondaires ne restent pas pour autant unidimensionnels.

    Pour parler un peu plus des personnages, j’ai trouvé Cath, notre protagoniste, très attachante. Certes, elle n’est pas parfaite (je la trouve d’ailleurs assez hypocrite par moments) mais c’est ce qui fait son intérêt en tant que protagoniste. Ses vulnérabilités ainsi que ses complexes sont d’autant de sujets intéressants que l’autrice traite avec nuance. Je tiens à faire remarquer que sa sœur jumelle Wren, bien qu’assez peu développée en comparaison, reste malgré tout touchante. J’ai notamment trouvé que la manière dont elles réagissaient différemment face à l’abandon de leur mère était bien pensée.

    En ce qui concerne la romance qui reste un point assez important de l’intrigue, je l’ai trouvée mignonne. J’ai eu peur au départ à cause du semblant de triangle amoureux mais au final, c’est passé nickel. Disons que face à Levi, Nick n’avait aucune chance.

    En effet, Levi est « l’homme idéal » (quoique son hygiène est quelque peu douteuse) : il est présent pour Cath, la soutient et la réconforte, il reconnaît et s’excuse quand il merde. Enfin bon, un mec parfait quoi. Ce que j’ai apprécié aussi, c’était la communication entre les personnages. Bon, effectivement, ils sont assez maladroits au début mais au moins, ils font l’effort de parler. Et l’évolution de leur relation est d’autant plus belle qu’elle se fait sur la base du dialogue et du respect.

    Dans sa globalité, cette lecture a été relaxante, chaleureuse et parfaite comme roman feel-good. Quand je lisais ce livre, il y avait cette atmosphère cosy dans l’air et c’était super pour se détendre. Il y a de jolies citations qui peuvent y être découvertes d’ailleurs. L’écriture de Rainbow Rowell reste fluide et agréable à lire.

    Les extraits de l’univers de Simon Snow sont trop bien. Après, je sais que beaucoup les ont trouvés inutiles et c’est le cas en soi. Mais j’étais autant investie dedans (version originale + fanfictions) que pour ce qui se passait avec Cath.

    Points négatifs :

    Au niveau du rythme, il y a quelques longueurs. Disons que si on commence ce livre en espérant qu’il y aura du drama tous les 2 chapitres, on risque d’être plutôt déçu. C’est surtout que 80% du drama a lieu dans la tête de Cath (c’est une anxieuse quoi).

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    En conclusion, c’était vraimet sympa. Mention honorable pour le trio Cath, Wren et Art (leur père) : ils sont trop chous et leur famille, bien qu’un peu dysfonctionnante, respire la bienveillance et l’amour. Prochaine étape : Carry on de Rainbow Rowell !

    Alex

  • Les chemins de Sancturia

    Auteur : Jeremy Behm

    Genre : Fantasy/Contemporain

    Résumé :

    « Sylvann est une jeune Elfe qui veut venger les siens et retrouver le Coeur de Sève, une pierre aux pouvoirs puissants qui a été dérobée par le sanguinaire chef des Orcs.

    Nora, une collégienne d'aujourd'hui, a une imagination débordante, elle est persuadée

    que d'autres mondes que le nôtre pourraient lui être accessibles. Elle ignore encore qu'elle

    va au-devant d'un grand danger.

    Deux héroïnes. Deux mondes. Une rencontre. »

     

    AVIS

    Points positifs :

    Pour un jeunesse, ce roman m’a agréablement surprise. En effet, l’auteur aborde des sujets graves et durs qu’il nous présente de manière originale. Pas de pincettes prises, nous voilà face à des thématiques comme la mort, la violence, le désespoir et j’en passe, qui nous sont montrées de manière assez crue et franche. Peut-être est-ce même trop violent pour de jeunes lecteurs et lectrices ?

    Je dois dire que la partie avec Nora est celle qui m’a intéressée le plus, étant plus âgée. C’est aussi celle qui m’a le plus émue. Mais je pense que la partie avec Sylvann est parfaite pour plonger doucement dans la fantasy avec une quête des plus héroïques.

    Les personnages sont plutôt clichés mais attachants.

    J’apprécie aussi le fait que de nombreux messages d’amour, d’espoir et de pardon nous sont transmis lors de la lecture.

    Points négatifs :

    Ayant lu pas mal de livres, j’ai aisément deviné le retournement de situation. L’intrigue devint alors assez prévisible. Quant à l’univers dépeint dans la partie de Sylvann, il reste assez classique sans surprise.

    ______________________________

    En conclusion, un jeunesse qui fut une belle découverte et que je recommande. Malgré tout, faire attention à ne pas choquer la sensibilité de certains jeunes enfants qui pourraient mal réagir à la violence représentée dans ce livre.

    Alex

  • Le chat qui voulait sauver les livres [VF]/ The cat who saved books [ENG]

    Titre original : 本を守ろうとする猫の話

    Auteur : Sôsuke Natsukawa

    Genre : Contemporain/Fantastique

    Résumé : Rintarô Natsuki, lycéen flegmatique, est sur le point de fermer la librairie héritée de son grand-père quand il reçoit une visite inattendue. Au milieu des livres, il découvre un gros chat brun tigré, un chat qui parle ! Et ce félin exprime une requête plutôt inhabituelle : il demande - ou plutôt exige - l'aide de l'adolescent pour aller sauver des livres.
    Le monde serait en effet peuplé de livres solitaires, non lus et mal aimés que le chat et Rintarô se doivent de libérer de leurs propriétaires négligents.
    Le duo atypique se lance alors dans une quête périlleuse au coeur de labyrinthes extraordinaires...

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    AVIS

    INTRIGUE

    Simple et claire, l’intrigue est découpée en 4 parties avec pour chacune, une leçon de moral à retenir à la fin, telle une fable.

     

    PERSONNAGES

    Les personnages en général ne sont pas particulièrement originaux et sont même clichés. Il n’en reste pas moins qu’ils sont attachants et surtout nos deux protagonistes : Natsuki et Le Tigre.

     

    Natsuki est un jeune lycéen qui vient de perdre son grand-père, la seule vraie famille qu’il lui reste. Garçon introverti, amoureux des livres et déjà renfermé sur lui, on réalise vite que la mort de son grand-père le fait basculer dans un état où tout n’a plus grand intérêt à ses yeux. Le voir reprendre petit à petit conscience de son entourage et de la valeur de certaines choses, c’est vraiment touchant. Le deuil qui est si souvent lié à la tristesse, au regret ou encore le désespoir est, ici, davantage empreint de douceur et d’amour.  J’ai beaucoup aimé le lien entre Natsuki et son grand-père d’ailleurs.

     

    Le Tigre quant à lui va davantage servir de guide spirituel et va aider Natsuki à se rappeler les enseignements de son grand-père, lui permettant ainsi d’aller de l’avant. Le Tigre est un personnage baigné de mystère ce qui donne une impression onirique.

     

    UNIVERS

    Ce roman est destiné aux amoureux des livres et de la lecture. Et je l’ai ressenti dès le prologue. C’est une véritable ode à l’amour des livres, des librairies, des lecteurs/lectrices. Nombreuses réflexions nous sont transmises à travers ses pages et résonneront sûrement à travers le cœur de certain(e)s. Et puis c’est aussi, tout simplement, un rappel sur des choses qui nous paraissent simples et évidentes mais comme le dit si sagement un des personnages : « Nous vivons dans un monde où l’évidence n’a plus rien d’évident ».

     

    Pour finir, je me dois de parler de cette ambiance si particulière semblable aux animations du studio Ghibli. C’est onirique, magique et doux. Si vous êtes sensibles à ce genre d’ambiance, vous allez vous régaler.

     

    PLUME

    L’écriture est fluide, sans fioritures. Ca va droit au but et est adaptée à l’écriture que pourrait avoir un conte pour enfants.

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    En conclusion, un livre que j’ai beaucoup apprécié et qui plaira à beaucoup je pense. Le roman dégage une ambiance digne des films de Miyazaki et puis, ça donne ce sentiment nostalgique.

    Alex

  • Nous sommes les étoiles [VF]/ We are all made of stars [VO]

    Autrice : Rowan Coleman

    Genre : Contemporain

    Résumé :

    « Infirmière de nuit à l'hospice Marie Francis, Stella y côtoie de nombreux patients en fin de vie. Elle a instauré avec eux un rituel très particulier : écrire en leur nom une lettre à la personne de leur choix, qu'elle ne poste qu'après leur décès. Déclaration d'amour, confession ou même conseil pour faire fonctionner le lave-linge, Stella voit défiler sous sa plume une infinité d'instants de vie.

    Une mission qui lui permet d'oublier le chagrin qui a envahit son foyer : depuis son retour d'Afghanistan, handicapé, son mari Vincent s'est enfermé dans sa douleur.

    À Marie Francis, Stella fait la connaissance de Hope, jeune femme de 21 ans atteinte de mucoviscidose. Obsédée par sa faible espérance de vie, Hope passe le plus clair de son temps à lire dans sa chambre, malgré les encouragements de son meilleur ami Ben à profiter de sa jeunesse.

    Et si en aidant sa jeune patiente, Stella renouait elle aussi avec le bonheur de vivre ? »

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    AVIS

    Points positifs :

    Le plus gros point positif de ce livre : ce qu’il m’a fait ressentir tout au long de ma lecture. Outre le fait que ce récit est touchant et émouvant, il m’a fait sourire, m’a attristée, m’a frustrée et m’a aussi rappelé à quel point rien n’est acquis. Au final, j’ai ressenti cette bienveillance qui ressort du texte.

     

    La diversité des personnages ainsi que leurs expériences permettent aux lecteurs/lectrices de pouvoir au moins s’attacher à un des personnages. Mais je dirais que dans mon cas, je me suis attachée à tous sans exception. J’ai ressenti de la compassion pour ce qui leur arrive. J’ai été tout particulièrement touchée par la rencontre en Hugh et sa mère (cela m’a fait penser à The Fourth of July de Sufjan Stevens). Chacun a ses défauts mais ça ne fait que renforcer ce côté humain, ce côté faillible.

     

    La plume est fluide, facile à lire, ce qui m’a permis d’être aisément emportée dans l’histoire et de tourner les pages sans difficulté. Je dirais que l’aspect simple de l’écriture nous donne accès plus facilement aux sentiments bruts.

     

    Les lettres entre les chapitres sont un petit bonus que j’ai réellement aimé. Je crois même avoir eu une larme au coin de l’œil lors de la lecture de la première lettre. Sans doute parce que j’ai la larme facile à 3h du matin mais la petite goutte était quand même là !

     

     

    Points négatifs :

    Nous sommes les étoiles est un roman qui aborde de nombreux sujets tous très importants : la maladie, la violence notamment conjugale, le deuil, la dépression, l’abandon mais aussi la solidarité, l’espoir, l’acceptation et pleins d’autres thèmes encore. J’ai vraiment apprécié que l’autrice nous montre toutes ces facettes de la vie. Le seul hic est qu’il y a tellement de thématiques que l’autrice ne peut malheureusement pas toutes les approfondir. Donc on reste très souvent en surface dans ce livre.

    ______________________________

    En conclusion, je recommande à 100% ce livre si vous avez envie de suivre des personnages attachants qui ne sont pas au meilleur point de leur vie mais qui arrivent malgré tout à aller de l’avant et remonter la pente. Je vous le recommande aussi si vous avez tout simplement envie de passer un bon moment avec un roman pas trop long et pas trop prise de tête.

    Alex

  • Avant de t'oublier

    Autrice : Rowan Coleman

    Genre : Contemporain

    Résumé :

    « Claire mène une vie heureuse en compagnie de son mari et de ses deux filles. Mais son bonheur est de courte durée : elle découvre qu'elle est atteinte de la maladie d'Alzheimer. Sa mémoire part à la dérive, et elle oublie ce qu'elle croyait gravé en elle pour toujours. Pour lutter contre sa disparition, son mari lui offre un carnet dans lequel elle notera tout ce qu'elle n a pas encore oublié. Une façon de faire comprendre à ses filles que même si ses jours sont comptés, la vie a encore de beaux jours devant elle. »

    _____________________________

    AVIS

    Points positifs :

    Je reconnais que faire un récit de fiction sur la maladie d’Alzheimer n’est pas facile et Rowan Coleman l’a plutôt bien fait. J’apprécie notamment les différents points de vue que l’autrice apporte au récit : déjà, celle de la personne atteinte de la maladie, puis on a aussi le point de vue de son entourage. On ne se focalise pas complètement sur l’Alzheimer, on voit qu’il y a des événements à côté, que la vie continue même si elle prend un bon coup dans la gueule.

     

    Je pense que le plus gros point positif de ce livre est le message d’espoir véhiculé à travers la détermination de Claire à se battre jusqu’au bout malgré la brutalité de la réalité.

     

    Malgré le fait que je n’ai pas pu me lier profondément avec Claire ou Caitlin (sa fille aînée), j’ai pu par contre me sentir proche de Greg (son mari) et Ruth (sa mère). Ils m’ont touchée par leur désespoir et leur résignation. Leur amour ne suffit plus à battre la maladie. Et ils ne peuvent rien faire pour aider Claire à part la soutenir. C’est cette sensation d’impuissance propre à l’entourage qui m’a profondément secouée. J’ai notamment beaucoup pleurer à la fin du roman. Je dirais que la situation de Greg est celle qui m’a vraiment le plus bouleversée.

     

    Petit point bonus pour les lettres que j’ai trouvé très touchantes.

     

     

    Points négatifs :

    J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à Claire ou à Caitlin. Il y a toujours eu une impression de distance entre ces personnages et moi. Je précise que même si je n’ai pas pu m’attacher à elles, ce n’est pas pour autant que ces personnages sont mal écrits, au contraire.

     

    Dans le cas de Claire, je pense que c’est simplement dû à sa personnalité. Claire est une femme libre qui tient à son indépendance que la maladie lui enlève. Donc en plus de lui voler ses souvenirs, l’Alzheimer lui vole aussi son autonomie et Claire se retrouve précipitée à nouveau au stade « d’enfant ». Pour un adulte, je comprends bien que c’est horrible mais c’est vrai que j’ai aussi l’impression qu’elle se sert de ça comme une excuse pour être insouciante. SpoilerJe prends notamment l’exemple où Claire fait des activité avec sa fille, Esther. Moment de détente vraiment adorable. Mais quand tu sais que tu as eu des épisodes d’égarement où tu ne savais vraiment plus où tu étais, tu ne vas pas te promener SEULE avec ta fille et la perdre je-ne-sais-où, surtout si ta fille a à peine l’âge d’aller en primaire. Je veux bien croire que Claire n’a pas forcément fait attention parce qu’elle est encore dans le déni ou c’est juste une activité lambda pour elle mais ce n’est pas très responsable quand même. De plus que cet accident n’est pas le 1er de ce genre. 

     

    Pour Caitlin, c’est encore plus simple. Son histoire  ne m’intéressait tout bonnement pas malheureusement.

     

    Un petit truc qui m’a fait tilter durant toute ma lecture : que suis-je censée penser de la romance entre Claire et Ryan ? Que l’infidélité c’est pas cool mais elle perd la tête donc c’est ok ? Que l’amour transcende la mémoire ? Je reste assez mitigée sur cet aspect du roman. Malgré le retournement de situation de la fin, je n’ai pas du tout été à l’aise avec cette romance.

    ______________________________

    En conclusion, je vous le recommande quand même même s’il y a des aspects du livre que je n’ai pas réussi à apprécier autant que je l’aurais voulu. Beaucoup compare ce livre à Still Alice mais je vous avoue que je ne l’ai pas lu donc… Faites vous votre propre avis !

    Alex

  • Solitaire [VO]/ L'année solitaire [VF]

    Lu en anglais !

    Autrice : Alice Oseman

    Genre : Contemporain/Romance

    Résumé :

    « On est censés vivre la plus belle période de notre vie. On est jeunes, on est en train de décider de notre avenir (c'est en tout cas ce qu'on nous répète), on a des amis. Mais en fait, tous, on attend que quelque chose change. Becky, ma meilleure amie avec qui je rigole de moins en moins. Lucas, qui réapparaît dans ma vie après toutes ces années. Mon frère Charlie, la plus belle personne que je connaisse. Michael Holden, avec son sourire trop grand. Et moi, la fille la plus misanthrope et pessimiste du lycée. On attend tous que quelque chose change. »

    ______________________________

    AVIS

    Ce livre m’a livré une expérience assez particulière. J’avoue que c’est en lisant Heartstopper que j’ai eu envie de lire Solitaire pour Tori parce qu’en toute honnêteté, Tori is glorious.

     

    Points positifs :

    Tout d’abord, le plus gros point positif de ce roman est la diversité des sujets abordés, surtout sur la santé mentale. Cela peut être dur à lire parfois parce que ça nous prend aux trippes mais j’apprécie que l’autrice en parle. Je ne prétends pas comprendre complétement ce que vivent les personnages mais ça m’a appris des choses et m’a sensibilisé sur certains aspects de ces sujets.

     

    Tori est un personnage qui m’avait déjà plu dans Heartstopper donc forcément, je me suis tournée vers Solitaire en espérant en apprendre davantage sur elle. Et pour le coup, je ne suis nullement déçue : dans ce livre, on peut découvrir une facette bien plus sombre et torturée de Tori qui reste malgré tout la reine du sarcasme.

     

    J’ai vraiment trouvé adorable la relation entre Tori et Michael, aussi tumultueuse qu’elle soit. Je trouve qu’ils se complètent mais surtout qu’ils s’apprécient mutuellement et respectueusement. Cette romance est passée crème.

     

    L’ambiance, surtout dans la seconde partie du livre est… particulière. Du coup, je ne sais pas si c’est bien fait (notamment pour représenter le trouble grandissant en Tori) ou si c’est juste moi et mon cerveau qui ont disjonctés (ce qui n’est pas impossible).

     

     

    Points négatifs :

    Comme mentionné juste avant, l’ambiance et l’intrigue dans la seconde partie du roman sont assez brouillons. Je ne sais pas si c’était l’intention de l’autrice mais en tout cas, les événements partaient tellement dans tous les sens que j’ai bien cru avoir pris sans le vouloir une substance illicite. Beaucoup de questionnements existentiels après ça…

     

    La plume d’Alice Oseman est certes fluide et plutôt simple à lire mais j’avoue que je n’ai pas forcément réussi à apprécier la touche de poésie qu’il y avait en elle. Après, pour ceux qui désirent des citations inspirantes, vous allez être servi.

     

    ______________________________

    En général, j’ai quand même eu cette impression où l’intrigue était sous forme d’esquisse et puis il faut dire que c’est très dramatique. Après, je me dis qu’avec tous les shootings dans les écoles américaines, le jeu Solitaire n’est peut-être pas si étrange que ça.

    Alex

  • Cent millions d'années et un jour

    Cent millions d'années et un jourAuteur : Jean-Baptiste Andrea

    Genre : Contemporain

    Résumé : « Cette fois, pas besoin de traduction pour comprendre la loi de la montagne. Les seuls monstres, là-haut, sont ceux que tu emmènes avec toi. » Alpes, août 1954. Stan mène une carrière de paléontologue sans éclat. Il ne lui reste qu’une chance de connaître la gloire : découvrir un squelette de dinosaure qu’on dit préservé par la glace depuis des millénaires. Stan imagine alors une folle expédition et entraîne avec lui un vieux guide italien et les scientifiques Umberto et Peter. Mais l’ascension du glacier est périlleuse, surtout pour ces hommes inexpérimentés. Tandis que le froid, l’altitude, la solitude se referment sur eux, leurs fragilités affleurent, les vieilles blessures se rouvrent. L’amitié qui les lie leur permettra-t-elle de réaliser ce rêve d’enfant ? 

    Avis : Découvert ce livre pour la rentrée littéraire en poche, je me suis plongée dedans avec curiosité. Et fut surppris par le style de narration de l'auteur qui est me fait pensée à Marcel Pagnol, mais sans les émotions. Par contre, je trouve qu'il décrit bien la montagne, comme un lieux dangereux -Spoiler ➡️ "Ici, la pierre est plus dangereuse que les loups." page 79 - et non majestueuse comme beaucoup le fond. Ce qui est rafraichissant. L'idée générale du roman me fait penser au livre de Jules Vernes, "Voyages au centre de la terre" par son coté scientifique qui entraine les personnages dans un voyages, mais aussi par certain trait des personnages. J'ignore si ces auteurs ou livre l'ont inspiré, mais on ressent une certaine influence. On découvre que l'écrivain à fait des recherches sur l'archéologie, les dinosaures... avant d'employer les termes associer à ce domaine, et je trouve cela très bien.

    Un ou deux détail qui m'ont dérangé aussi, ce sont les passages d'une scène à une autre sans transition n'y rien dans un chapitre. Ou encore une petite ellipse d'un coup, qui surprend et qui casse grandement la lecture. Spoiler ➡️ Elle se retrouve au début. Stan va expliquer la raison de cette expédition aux deux autres personnages, mais la phrase s'arrete avec des points de suspensions. Et paragraphe suivant, il est tout seul, couché sur le lit entrain de penser à une mouche. C'est une dizaine de lignes après environ, qu'on comprend qu'il est partis s'isoler sans donner la réponse. Ce qui perturbe la lecture et je n'en vois pas l'intéret de cette ellipse personnellement. Autre point déranger, c'est la traduction absente de certain mots italiens. Ou encore les phrases en italien où la traduction est la phrase d'après ou encore deux phrases plus long. Une note en bas de pages pour la traduction aurait été plus agréable à la lecture. 

    Maë

  • Ces petits riens qui nous animent

    2432338 mediumAutrice : Claire Norton

    Genre : Contemporain

    Résumé :

    « Un matin, Aude vient de découvrir l'infidélité de son mari. Alexandre doit choisir entre son grand amour et sa famille. Nicolas voit son frère annuler leur rendez-vous. Tous les trois se retrouvent par hasard aux Buttes-Chaumont. Ils sont chacun tirés de leur méditation par une jeune fille qui menace de suicider. Ils l'en dissuadent en lui promettant de l'aider à retrouver sa mère disparue. »

    ____________________

     

    Avis : Ce roman a été une agréable lecture, assez lourde mais malgré tout touchante.

    Points positifs :

    Ce roman s’intéresse à plusieurs sujets importants et en parle d’une certaine manière : il y a une certaine délicatesse mais surtout, une question de perspective. On a plusieurs points de vues qui permet au lecteur/rice de comprendre des sujets qui sont souvent à plusieures dimensions.

    J’avoue avoir été surprise par certaines directions prisent par l’autrice notamment pour le père et son passé. Disons que c’est un terrain assez miné. Bien sûr les autres sujets aussi sont intéressants et touchants : suicide, tromperie, homosexualité, etc…

    Ce livre reste, malgré ses thèmes graves, léger d’une certaine façon. Il y a des moments de gaieté, d’amitié, de solidarité et juste d’amour dans toutes ses formes. Et puis, j’ai aimé les relations entre les différents personnages. Toutes uniques mais semblables dans le fond : il y a de l’acceptance et de l’entraide.

    Les personnages sont attachants. Ils ont chacun des caractéristiques qui restent malheureusement assez stéréotypées parfois. Entre tous les personnages, mon préféré a été Nicolas. Franchement, j’étais curieuse de savoir ses secrets et son passé et je n’ai pas été déçue. Entre toutes les histoires, je préfére la sienne, peut-être parce qu’elle me touche plus, peut-être parce que j’arrive plus facilement à ressentir de l’empathie dans son cas.  

     

    Points négatifs :

    Malgré le speech de départ qui me semblait original, l’intrigue se dirige la plupart du temps sur des sentiers connus et courants dans ce type de contemporain. La romance est assez typique, la manière de traiter certains points est banal et la fin ne surprend pas. J’ai deviné l’intrigue assez facilement même si certains retournements de situation m’ont surprise (Spoiler→il faut dire que ce n’est pas tous les jours que l’un des personnages est un criminel).

    Un point m’a gênée pendant la 2nde moitié du roman. Il s’agit plutôt d’une question hypothétique plus qu’autre chose mais je suis vraiment curieuse de savoir comment l’autrice aurait géré la situation. Sur le coup, elle a choisi la facilité et ça m’a dérangée parce que tant qu’à aborder le sujet, mieux vaut aller jusqu’au bout.

    SpoilerVoilà, le truc qui m’a fait tiquer est à propos du père et de la mère de Charlène. Ils ont littéralement écrasé quelqu’un, en l’occurrence une gamine tranquillement en train de vivre sa vie, et ne lui portent pas assistance. Bon, le père voulait aller aider mais avec une folle en train de frapper son ventre alors qu’elle est enceinte, c’est compliqué. Enfin bon, passons. Des années plus tard, on apprend que la gamine a survécu, qu’elle a miraculeusement évité grâce à son hospitalisation suite à la mésaventure avec les parents de Charlène de se faire tuer dans un autre accident. Et que de toute façon, à part un problème de culpabilité du survivant, elle vit très bien sa vie (bien sûr, se sentir coupable d’avoir survécu n’est pas une moindre souffrance). Maintenant, imaginons juste que la gamine n’ait pas survécu à son accident avec la voiture. Pire, qu’elle possède une séquelle pour le restant de sa vie. Imaginons que tout cette histoire avec le bus qui se fait renverser par un autre véhicule n’est jamais lieu. Vous voyez venir mon reproche ?

    Maman folle ou non, Jérôme reste un criminel et j’avais vraiment l’impression que Claire Norton essayait de minimiser ce fait. Et pour cela, elle n’hésite pas à utiliser des miracles scénaristiques.  Déjà, Jérôme ne s’est pas livré à la police (soyons honnête, qui l’aurait fait pour un accident qui date d’aussi longtemps ?), il se fait pardonner par la famille de la victime (et même pas la victime elle-même qui n’a aucune idée de ce qui se passe), il a sa petit romance avec Aude qui ressemble aux clichés des films de Noël : il a son happy ending en gros. Je ne dis pas que je le voulais en prison mais disons que j’aurais apprécié que l’autrice ne cherche pas par tous les moyens à rendre plus digérable le fait qu’il continue de vivre sa vie après avoir laisser une petite sur la route écrasée et franchement pas en bon état.

    _______________________________

    En conclusion, ce roman possède une histoire sympathique, qui éduque sur certains sujets et qui présente une panoplie de personnages attachants à leur manière. Certains rebondissements et révélations sont surprenants mais en général, l’intrigue reste assez typique. Je vous le recommande si vous voulez passer du bon temps.

    Alex

  • Rupture, tarot et confiture

    Rupture tarot et confitureAutrice : Céline Holynski

    Genre : contemporain, feel good

    Résumé : « Ta bienveillance pue encore plus fort qu’un vieux munster oublié dans le compartiment à légumes du frigidaire. »
    Éric ne m’a pas juste quittée ! Non ! Ça, à presque 30 ans, j’aurais été capable de l’encaisser. Pas nécessairement de le comprendre, mais de l’encaisser. Or, lui n’a pas seulement rompu, il m’a passée au chinois comme on filtre un bouillon de poule, il a récupéré tout mon meilleur jus et laissé la carcasse de côté. Mais je ne suis pas un cadavre de poulet, mon cher Éric ! Ni même une pauvre dinde et encore moins le dindon de la farce ! Quand Camille, réalisatrice trentenaire, se fait jeter comme un vieux Kleenex par Éric, un beau scénariste pour lequel elle s’est entièrement consacrée durant trois ans, elle n’a qu’un but : se venger. Pour faire morfler cet enfoiré et lui pourrir la vie sur dix générations, elle se transforme en une hateuse sadique et revêt sur les réseaux sociaux une nouvelle identité : EVE, son avatar maléfique. Elle Malheureusement, Camille est aussi douée pour la vengeance que pour manger un plat en sauce sans se tâcher…

    Avis : Première fois que je lis un feel good, et j'ai adoré ce livre avec ses situations loquaces. Ce n'est pas une histoire qui se prend au sérieux, bien au contraire. C'est une lecture légère qui m'a sortie de mes habitudes de lecture, sans me perdre avec ses références ainsi que sa simplicité. On a peu de personnages, mais ils sont colorés et différents. On ne peut que compatir aux soucis et situations que rencontre l'héroïne. Elle est des fois tellement naïve, mais on se dit que ça peut arriver à tout le monde. Et n'oublions pas les méthaphores et les comparaisons que faisaient les personnages, c'était vraiment pas mal. Ça mettait du piment, lors des situations assez dures que rencontrait Camille. Mais la fin est digne des films et contes, avec un "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants". 

    Ce fut vraiment une lecture d'été, qui se lit rapidement et sans difficultés, mais je ne me vois pas lire tous les jours ce style de livre.

    Maë

  • Birthday

    Lu en anglais!

    Autrice : Meredith Russo

    Genre : Contemporain/Romance

    Résumé :

    Two kids, Morgan and Eric, are bonded for life after being born on the same day at the same time. We meet them once a year on their shared birthday as they grow and change: as Eric figures out who he is and how he fits into the world, and as Morgan makes the difficult choice to live as her true self. Over the years, they will drift apart, come together, fight, make up, and break up—and ultimately, realize how inextricably they are a part of each other.

    _______________

    Avis :

    Ce livre est une bouffée d’air frais dans le YA. Il traite d’un sujet que peu d’auteurs et d’autrices ont osé traiter dans ce genre : il s’agit de la transidentité.

     

    Les points positifs :

    ⇒Je trouve que ce roman est une bonne introduction, et même plus, sur ce sujet peu connu. Certes, je ne pense pas que le nom en lui-même est inconnu, je dis juste que peu de personnes savent de quoi ça parle vraiment. Je ne dirai pas non plus que je suis devenue une experte en la matière désormais. En vérité, ce bouquin est une vraie incitation à la curiosité (bienveillante, je précise) et à l’apprentissage sur la transidentité mais également sur les effets d'un milieu néfaste sur une personne.

    ⇒Les personnages sont attachants, bourrés d’humanité que ce soit dans sa facette emplie de dédain et de mépris que dans son côté empathique et bienveillant.

    ►Morgan, particulièrement, est un personnage qui m’a vraiment touchée et émue. Elle a dû traverser de nombreuses épreuves et je n’avais qu’un seul souhait durant toute ma lecture : qu’elle soit enfin heureuse avec les personnes qu’elle chérit.

    ►Malgré tout, c’est d’Eric dont je me suis sentie le plus proche notamment à cause de sa situation de proche. Je trouve ça rafraîchissant d’avoir aussi le point de vue d’un proche qui malgré sa volonté d’aider, peut tout à fait se tromper dans ses choix et ses approches. L’évolution de son personnage m’a à la fois frustrée et rendue heureuse.

    ⇒La romance est vraiment mignonne, saine et je ne pouvais qu’espérer voir se développer et se concrétiser le rapprochement entre les deux personnages.

    ⇒Je pense que l’autrice a vraiment bien réussi à retranscrire un environnement réaliste autour de nos protagonistes. Elle a su me donner envie d’assassiner des personnages fictifs autant qu’elle m’a donné envie de rentrer dans le livre pour réveiller certains personnages aka Eric la plupart du temps.

    Les points négatifs :

    Le début est assez lent et ça peut prendre du temps pour se sentir complètement investi dans l’histoire. Pareil pour les personnages, certaines de leurs réactions peuvent être exaspérantes et donc on peut avoir du mal à s’attacher à des gens qui nous frustrent.

    ________________

    En conclusion, je recommande de lire ce YA même si vous n’êtes pas forcément intéressé(e)s par l’expérience que peut avoir une personne transgenre. La romance en elle-même ainsi que la construction progressive des personnages me semblent être des raisons suffisantes en elles-mêmes pour découvrir l’œuvre de Meredith Russo.

    Alex

  • Le roi serpent [VF]/ The serpent king [VO]

    Auteur : Jeff ZentnerCoup de coeur 2

    Genre : Contemporain

    Résumé :

    « Quitte à vivre, autant accomplir des choses douloureuses, courageuses et belles.»

    Dill ne nourrit aucun espoir quant à sa vie future : après la fin du lycée, il travaillera – c’est sûr – à temps plein dans le supermarché du coin pour subvenir aux besoins des siens. Lydia, sa meilleure amie, s’envolera pour New York et l’oubliera vite.

    Il s’interdit de s’imaginer un avenir meilleur, car le sort semble s’acharner sur sa famille, où deuils et scandales se succèdent. Dill cherche même à étouffer la petite étincelle d’espoir allumée par Lydia. Mais, petit à petit, la vie reprend ses droits et le jeune homme se laisse tenter par le rêve d’une vie plus belle, ailleurs.

    Son destin sinueux lui prouvera que les nouveaux départs sont possibles et qu’ils sont aussi synonymes de fin. Car, pour muer et enfin se trouver, il faut accepter bien des sacrifices…

    _____________________

    Avis :

    Ce livre a été un coup de cœur pour de nombreuses raisons : l’auteur a réussi à me happer dans les engrenages de son histoire, ses personnages sont topissimes, sa plume m’a pas mal plu et les sujets abordés sont intéressants.

     

    Les points positifs :

    « Le roi serpent » est un livre qui relate l’histoire de trois adolescents mais c’est bien plus que ça. C’est une histoire captivante, touchante et cruellement réaliste. L’intrigue peut sembler peu originale et assez simpliste selon la 4e de couverture mais je peux vous assurer qu’elle ne l’est pas. Certes, il n’y a pas beaucoup d’action mais l’auteur compense en nous livrant un récit rempli de personnages touchants, d’observations, de réflexions…

    Les personnages sont un gros point fort pour le livre selon moi. Ils sont profonds, pas si typiques que ça et puis, il faut dire qu’ils sont terriblement attachants avec leurs défauts et qualités. Ils sont humains et je l’ai ressenti à travers leurs actions et leurs pensées. Sur le coup, je pense que l’usage de trois points de vues est pertinente.

    Dans ce roman, de nombreux sujets sont traités comme notamment la religion, les violences conjugales, la maltraitance envers les enfants, le suicide, les classes sociales et la mort en général. Bon, avec cette énumération, on pourrait croire que le livre est vraiment très sombre mais en réalité, il y a toujours une touche d’espoir, d’amour, de rêves dans ce mélange. J’ai vraiment bien aimé ce mixte.

    Spoiler→La mort de l’un des personnages m’a beaucoup marquée notamment parce que je me suis beaucoup attaché à lui : oui, je parle de Travis. Ce moment m’a littéralement bouleversée. J’ai dû prendre quelques minutes pour procéder à ce que je venais de lire. Au début, je trouvais ça complètement absurde, trop brusque et trop aléatoire. Puis, je me suis rappelée qu’en fait, la vie était comme ça. Elle n’est malheureusement pas juste la plupart du temps. Elle est dure et cruelle. Ce retournement de situation a été, à mon avis, bien placée et montre la brutalité du monde.

     

    Les points négatifs :

    Le rythme est, en général, assez lent tout le long du livre. Du coup, si on ne rentre pas dans l’histoire rapidement, on peut vite s’ennuyer et trouver des longeurs. Cela n’a personnellement pas été mon cas mais je peux imaginer que ça l’a été pour d’autres.

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    En conclusion, je vous recommande à 200% ce YA qui instruit l’air de rien.

    Alex

  • Un si petit oiseau

    Autrice : Marie PavlenkoCoup de coeur 2

    Genres : Contemporain

    Résumé :

    « Après un accident de voiture qui l'a laissée meurtrie, Abigail rentre chez elle. Elle ne voit plus personne. Son corps mutilé bouleverse son quotidien, sa vie d'avant lui est insupportable. Comment se définir quand on a perdu ses repères, qu'on ne sait plus qui on est, que la douleur est toujours embusquée, prête à exploser ? Grâce à l'amour des siens. Grâce aux livres. Grâce à la nature, au rire, aux oiseaux. Avec beaucoup de patience, peu à peu, Abi va réapprendre à vivre. »

    ____________________________________

    Avis :

    Un coup de cœur encore une fois pour le livre de Marie Pavlenko!

    C'était super pour 3 raisons principalement:

     

    1 - Le thème tout d'abord qui est donc l'amputation. On vit cette expérience du point de vue d'Abi, la protagoniste.

    C'est émouvant, on s'attache à elle.

    Mais ce qui, à mon avis, a vraiment ajouter un +, c'est qu'on a aussi le point de vue de sa famille parce que oui, l'entourage en souffre aussi.

     

    2 - Le développement des personnages est vraiment bien fait. C'est progressif et cohérent.

    Pour vous dire, j'étais vraiment frustrée par le comportement d'Abi au début mais après, je suis tombée sous son charme.

     

    3 - A part l'amputation, l'autrice aborde de nombreux autres sujets tels que la famille, le deuil, les accidents de traffic, etc... C'est très diverse.

     

    Ps : pour ceux qui se le demande, oui, il y a une romance. Elle était mignonne, saine et j'ai adoré.

    Les relations (familiales, amicales ou romantiques) entre les personnages sont très biens. J'ai rigolé parfois même.

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    En conclusion, même si le début vous donne envie d'arrêter, ne le faites pas. Vraiment, continuez jusqu'au bout, ça vaut la peine!

    Alex

  • Le parlement des cygognes

    Le parlement des cigognesAuteur : Valère Staraselski

    Genre : Comtemporain

    Résumer : Cracovie, au cœur de l’Europe : durant la visite d’une galerie de peintures, de jeunes français rencontrent un vieillard insolite portant nœud papillon en laine et canne à pommeau. Il se tient immobile devant un tableau représentant des cigognes. Qui est cet homme si irradiant d’énergie ?

         Au travers d’un récit bouleversant, le vieil homme témoigne de son expérience dans un pays jadis asservi par les nazis. Il livre cette part de vérité sans laquelle il n’est pas de liberté possible. Cette vérité irréparable qu l’on porte en soi pour toujours.

    Une poignante leçon d’histoire.

     

    Mon Avis : Je ne m'attendais pas à recevoir le livre. À midi, je vais chercher le courrier et je vois une enveloppe qui contient un livre à mon nom. Je ne comprends pas, je n’ai pas commandé de livre à Amazon. En rentrant à l’appartement, j’ouvre et regarde le livre. Et quelle fut ma surprise de reconnaitre l’auteur, Valère Staraselski, que j’avais rencontré à Blois au Rendez-vous de l’histoire 2016. Je fus très contente qu’il est pensé à moi avec une dédicace. La nuit même, je me mis à lire le livre.

                    Des descriptions complètes, où on imagine les lieux à merveille. Le style d’écriture est calme et frais, ce qui est original et intéressant, car on prend le temps de le lire. Il explique ce que signifient les mots en polonais et ils sont en italique, avec naturel qui ne dérange pas. Je ne suis pas une grande fan de l’Histoire sur la 2de Guerre mondiale, il en a tellement de livre, film, série, que j’en peux plus. Mais le livre aborde le sujet différemment, ce qui m’a subjugué. On fait d’abord la connaissance des personnages, puis avec eux, on découvre ce qui s’est passé.

                    Au fil des pages, on comprend le titre du livre, que je trouve parfait pour l’histoire du livre. On a envie ensuite d’admirer indéfiniment ce fameux tableau.

    Maë